On constate ces derniers temps que la chute de cheveux concerne de plus en plus d’hommes. Longtemps jugée tabou, l’implantation des cheveux ne cesse de se démocratiser dans notre société. Le moment pour moi de revenir sur cette opération effectuée à mon retour de Milan. Si l’acte chirurgical peut en effrayer plus d’un aux premiers abords, elle s’avère être totalement sans gêne, ni douleur. Après vos nombreuses questions sur les réseaux sociaux, il était plus qu’évident de vous en expliquer le principe à travers un article détaillé.

Pourquoi perd-on ses cheveux ?

L’origine d’un début de calvitie peut venir de différents facteurs, souvent on nous dis que ça vient du père, sachez que c’est faux. Pour beaucoup tout semble venir du gènes de la mère. Le principal facteur reste notre patrimoine génétique, certes, mais du côté de notre mère. Ce sont en effet les gènes que nous héritons qui déterminent la longévité de nos cheveux.

Chez les femmes il s’agit principalement d’une diminution globale de la densité de la chevelure, essentiellement sur le sommet du crâne. Alors que nous les hommes,  sommes plus touchés par le dégarnissement des golfes et du sommet du crâne. Cette perte de cheveux peut se déclencher très jeune ou très tard, tout dépend bien entendu du soin que vous apportez à vos cheveux, mais également de votre environnement, votre alimentation et aussi de vos émotions. Un choc émotionnel peut déclencher également une perte conséquente de cheveux, accélérant totalement le processus de chute des cheveux.

Phase 1: la période d’observation

Il n’est jamais très plaisant de voir ses cheveux tomber de jour en jour, surtout lorsqu’en passant sa main dans ces derniers, plusieurs restent dans la paume de nos mains. Le frottement d’un casque, des bonnets ou casquettes, tout cela n’arrange en rien la chute des cheveux. Au fur et à mesure que les mois passent, les cheveux sont de moins en moins nombreux, les golfs se développent. Difficile de se voir en photo, de s’accepter. Si pour certains le sujet peut sembler «léger », sachez que perdre ses cheveux n’a rient de plaisant. Personnellement le déclic a été lorsque j’ai vu une photo de moi datant de 3 ans, où j’avais une belle masse capillaire … Ce fût un moment difficile à accepter car la peur du temps qui passe prends le dessus et je me suis tout simplement demandé si dans moins de 3 ans je deviendrais probablement chauve. Pendant plusieurs semaines,  j’ai cru que je ferais une opération au laser pour mes yeux afin de ne plus avoir de myopie mais la calvitie s’accélère de plus en plus. C’était décidé je devais me renseigner pour lutter contre cette calvitie. Après quelques recherches sur le net, un établissement se détachait totalement des autres avec une méthode révolutionnaire.

Phase 2 : le premier rendez-vous

C’est dans le XVI ème arrondissement, proche du Trocadéro que se situe la Clinique Pétrarque, dans un square privé. L’ambiance y est cosy et chaleureuse. Dès le premier contact avec les infirmières, un sentiment de sympathie s’est installé. Déjà un bon signe. En effet, sourire aux lèvres, tout le monde vous souhaite la bienvenue et lors de ma seconde visite ce sentiment s’est confirmé. Ils savent tous qui je suis et pourquoi je suis là. Tout l’inverse de ce que nous connaissons la majorité d’entre-nous avec nos quelques expériences hospitalières.

Le rendez-vous est pris avec Corine Arrétusi, directrice du service. Une personne absolument charmante qui commence le rendez-vous avec des questions sur ma vie afin de comprendre la situation. Des antécédents familiaux à mon mode de vie jusqu’au jour où à débuter la chute de mes cheveux. L’hypothèse d’une calvitie à cause des gênes maternels se confirme ainsi que le commencement de cette chute suite à un choc psychologique. Lors de cette entretien, Corine observe mes cheveux, nous discutons de plus en plus et un véritable sentiment de confiance s’installe.

A l’aide d’une caméra qui permet de voir la densité des cheveux, (les bulbes capillaires au plus près), je constate la différence flagrante entre mon haut du crâne et l’arrière. Elle me fait un pronostic en m’expliquant chaque détail afin que je comprenne au mieux l’état et l’avancement de ma calvitie.Elle me propose ensuite le type d’intervention qui pourrait être effectué et je découvre également en images des exemples de patients correspondant au mieux à mon profil. Le résultat est spectaculaire ! Sans aucune cicatrice avec un effet totalement naturel.\r\n A la vue de ce diagnostic et également grâce à la confiance installée avec Mme. Arrétusi la décision est quasi prise, je vais faire cette opération appelé FUE.

Phase 3 : méthode de micro-greffe par injection de cheveux (FUE)

La méthode FUE ultra-fine,littéralement : Follicular Unit Extraction (Extraction des unités folliculaires) utilise des instruments de pointe, issus des derniers progrès de la technologie. Oubliez l’opération avec des prélèvements de bandelette, douleurs et grosses cicatrices assurées.\r\nLe principe est révolutionnaire, bien loin de tout ce qu’on a pu entendre et vu dans des reportages à la télévision et sur le net. Le principe est simple : extraction des follicules pileux (un par un) et injection dans le cuir chevelu. En somme, on vous enlève des cheveux à l’arrière de la tête (la zone donneuse) afin de les implanter à l’avant ou sur d’autres zones suivants les cas. Une véritable innovation.

Phase 4 : le jour J

Après 15 jours de réflexion à la suite de ce rendez-vous (obligatoire qu’impose la loi française), la date est fixée. Une série d’analyses sanguines doit être réalisée avant l’opération, ainsi qu’un passage à la pharmacie pour différents médicaments et produits nécessaires durant et après l’intervention.\r\nRendez-vous à 8h à la clinique, le stress commence à monter lorsque que je suis en chemin vers la clinique. Corinne me présente l’équipe qui s’occupera de moi, ainsi que le chirurgien qui va intervenir pour l’opération. On refait un point sur mes attentes et le résultat final.

Le déroulement de l’opération s’opère en plusieurs étapes :
1) :Prise de la tension et rasage de la tête en intégral. Peu esthétique mais on se dit que c’est pour la bonne cause. Direction ensuite le bloc opératoire juste après un shampooing antiseptique apaisant.

2) Allongé sur la table d’opération, Corine m’explique le processus et m’apaise suite aux nombreuses piqûres d’anesthésie sur le point d’être réalisées. Le docteur est prêt, l’opération peut commencer.

3) Les première piqûres sont douloureuses à l’arrière du crâne mais obligatoires pour endormir la zone du crâne. Après quelques secondes de picotements, je ne sens plus aucune sensation. Avec minutie le praticien choisit et prélève l’un après l’autre les unités folliculaires nécessaires; il va chercher chaque follicule avec une fine aiguille, qui ne laissera aucune marque aucune cicatrice,il me l »a promis.\r\n Durant le prélèvement, ses deux assistantes comptent et trient les follicules. Le temps pour moi de me reposer et de penser au résultat final dans quelques mois. La première phase de l’opération terminée, je suis invité à rejoindre une des chambres de la clinique à l’étage pour prendre le déjeuner. Un moment de réconfort plus qu’agréable. 45 minutes plus tard, me voici de retour dans le bloc pour la deuxième phase.

4) On dessine la ligne frontale définitive. Nouvelle anesthésie locale sur la partie avant du crâne, je ne vais pas vous cacher que ce n’est pas une partie de plaisir, mais après les deux premières piqûres on ne ressent plus rien.La sensation devient étrange, j’ai l’impression d’avoir une tête en bois suite aux deux anesthésies.


5) Les follicules sont fin prêts, ils vont être désormais implantés avec précision. Encore une fois, c’est très différent des autres techniques. On ne fait pas de trous et on n’utilise pas de pinces pour entrer les greffons dans le cuir chevelu, comme le font toutes les autres techniques ( ce qui laisse des marques et des gros greffons très espacés, ce dont je ne veux absolument pas). Non, ici le docteur injecte les follicules, avec ce petit instrument minuscule, l’injecteur de CHOÏ, ainsi les greffons très fins seront très proches les uns des autres et la densité n’en sera que meilleure. Pendant cette phase d’injection, vous êtes libres, vous pouvez regarder un film, écouter de la musique, regarder votre téléphone ou tout simplement dormir.


6) L’intervention est terminée,  je fais un dernier point avec Corinne, qui m’annonce que la «récolte» a été bonne ! En effet, les follicules prélevés ont en moyenne plus de deux cheveux, ce qui devrait à long terme me donner un résultat vraiment satisfaisant. Soulagé et tout simplement heureux je quitte la clinique, prêt à m’occuper de mes nouveaux cheveux.

Phase 5 : et après ?

La première règle est simple il faut hydrater toutes les 30min les greffons afin de conforter leurs ancrage et faciliter la repousse. J’ai pris cette contrainte comme un jeu perso ! Deuxième règle : pas de casque, donc pas de scooter pendant 1 mois. Après les premiers jours en Uber, les retrouvailles avec le métro parisien furent un vrai bonheur…\r\nTroisième règle : il faut éviter de poser l’arrière de sa tête sur une surface afin d’éviter les frottements et infections. En voiture, au bureau et également pour dormir cette phase dure 3 jours durant lesquels j’ai dormi sur le dos avec une serviette enroulée sous la nuque en guise de coussin.
Le lendemain de l’intervention, après le retrait du pansement j’étais déjà de retour au bureau tellement le résultat n’était pas voyant et encore moins effrayant.\r\n Ensuite, je commence mes journées par un shampoing et massage du crâne à la clinique. Un véritable bonheur car il est interdit de toucher les zones hors shampoing. Quelques petites croutes apparaissent discrètement et la cicatrisation de la zone donneuse se fait tout simplement en appliquant de l’aloe vera. Je me suis totalement habitué à ma nouvelle ligne frontale et satisfait du résultat et je n’hésite pas à parler librement de l’opération aux personnes qui s’interrogent autour de moi.

Le 7ème jour, après mon shampooing à la clinique, toutes les croutes ont disparu. Les réactions autour de moi sont positives et les gens sont stupéfaits du résultat de cette nouvelle pratique.

Depuis, matin et soir après un shampoing, j’applique du Minoxydile en mousse afin de booster la pousse de cheveux et de diminuer totalement la perte de cheveux.\r\n Et après 15 jours d’abstinence, j’ai pu reprendre le sport pour mon plus grand plaisir.

Phase 6 : un mois plus tard …

Cela fait désormais un mois que j’ai effectué l’opération, le résultat est totalement naturel, aucune cicatrice.Il faudra attendre 3 mois pour avoir un premier résultat et 1 an pour le résultat définitif. J’ai gagné confiance en moi. Les piqures d’anesthésie sont derrière moi mais pas Corine et son équipe.\r\nEn effet suite à l’opération plusieurs passages à la clinique sont prévus afin de voir l’évolution du résultat à 3, 9 et 12 mois. Un véritable suivi qui durera durant les prochaines années.
Aujourd’hui je me rend compte que beaucoup d’hommes sont touchés par la calvitie, beaucoup d’entre-vous me demandent également conseil. En espérant que cet article, pour but de rassurer et éclairer sur cette pratique, vous apportera toutes les réponses à vos questions.
Rendez-vous dans quelques mois pour voir l’évolution de l’implantation.

 Clinique Pétrarque
Corine Arrétusi
6,square Pétrarque
Tèl : +33 (0)1 53 70 05 05
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